Freyja, la mystérieuse

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Summary

Laurent Gagnon, 20 ans, évolue dans la ligue junior élite de hockey au Québec. Ses performances sur la glace sont indéniables, mais sa vie personnelle est un vrai chaos. Une rencontre avec Freyja Vanier, le médecin remplaçant de son équipe, va chambouler le cours de sa vie. Mais qui est véritablement Freyja et, comment expliquer ce lien unique qui se tisse entre eux?

Status
Complete
Chapters
14
Rating
4.7 3 reviews
Age Rating
18+

Chapitre 1

Un ronflement constant me tire de mon sommeil. J’ai toujours les yeux fermés et j’essaie de me rappeler à quel endroit je me trouve. Les souvenirs de la nuit dernière me reviennent en mémoire progressivement. Je suis allé au bar Le Martini avec mon équipe de hockey. J’ai enfilé les verres d’alcool toute la nuit. Je suis toujours incapable de garder le contrôle. Quand je commence à boire de l’alcool, je m’arrête seulement quand je perds la carte. Plusieurs fois dans les derniers mois, mes amis ont dû me ramener chez ma famille de pension, car j’étais complètement ivre à la fin de la soirée. La majorité du temps, j’ai n’ai aucune idée de ce qui s’est passé durant ces heures. Parfois, je me réveille dans un lit inconnu avec une fille à mes côtés. La plupart du temps, je quitte sans un mot ou une explication.

Je soulève les paupières et j’aperçois une chevelure blonde qui s'éparpille sur l'oreiller adjacente à la mienne. Je regarde autour de moi et réalise que cette pièce ne m'est pas familière. Je soulève les couvertures et je constate que je porte toujours mon boxer. Est-ce que nous avons eu une relation sexuelle? J’en n'ai aucune idée. C'est pitoyable! Je sais que je me mets en danger. L’infirmière de l’équipe me répète souvent que je suis à risque d’ITSS si je ne me protège pas. Toutefois, mon problème c’est que je suis tellement éméché quand vient le temps de baiser avec une fille que je ne suis pas en mesure de me protéger et porter un condom. Rose, notre infirmière, me répète sans arrêt que je vais finir par mettre enceinte une fille si je continue comme ça! Ce serait une catastrophe. Je ne veux vraiment pas d’enfant. Pas en ce moment, en tout cas. J’ai seulement vingt ans après tout. Je veux profiter du moment présent, avoir du plaisir avec mes amis et jouer au hockey.

Ma famille me considère irresponsable. Ma mère aimerait que je sois plus sérieux dans mes études. J’étudie en ligne au collégial. Je suis en sciences humaines. Alors que je devrais compléter au moins six cours par année, je réussis à peine à en terminer deux à trois par année. À ce rythme, je ne finirai pas mon collégial de sitôt. Ma mère me fait des remontrances à chaque fois qu’elle me voit ou me parle. À part le hockey, je n’ai aucun plan B. Aucun métier ou profession ne m’attire, rien ne m’intéresse.

Je joue au hockey depuis que j’ai trois ans. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai un bâton de hockey dans les mains, une paire de patins dans les pieds et je compte des buts. Je suis vraiment doué pour ça. Peu importe les niveaux que j’ai joués, et je n’ai joué que des niveaux élites, j’ai toujours été le meilleur pointeur de mon équipe. Sur la glace, je suis rapide et robuste. J’aime frapper et me battre également. Certains coachs appréciaient moins mon côté arrogant sur la glace. Mon entraîneur actuel aime ça. Il aime que je sois un joueur physique. Du haut de mes six pieds deux pouces et de mes deux-cent-vingt livres, je suis un joueur imposant sur la glace. Mon coach me rappelle toutefois que je ne dois pas franchir certaines lignes et éviter le plus possible les punitions. Parfois, ça devient difficile pour moi. Avec mon caractère parfois enflammé et mon impulsivité, j’oublie parfois de réfléchir avant d’agir, surtout quand le joueur adverse m’insulte ou agresse l’un de mes coéquipiers. J’ai beaucoup de minutes de punition à mon actif, ce qui ne fait pas toujours plaisir à mon équipe. Mon capitaine, Joseph, est souvent sur mon dos à ce sujet. Malgré nos différents, il est aussi mon meilleur ami. Lui, il est tout le contraire de moi. Il planifie s'inscrire à l’université l’an prochain, il veut être kinésiologue. Il est bien organisé, studieux et accumule les bonnes notes à l’école. Il devrait réussir à terminer son collégial dans les temps et pouvoir, dès l’an prochain, entrer dans son programme à l’université.

Depuis le début de la saison cette année, je sors toutes les semaines, et parfois plusieurs fois par semaine, pour aller au bar. J'ingère beaucoup trop d’alcool dernièrement. Ma consommation a considérablement augmenté. Tous les prétextes sont bons pour que j’aille au bar. Parfois, aucun de mes coéquipiers ne voulait venir et j’y suis allé seul. Hier soir, le coach nous avait formellement interdit de sortir et je n’ai rien écouté. J’ai bu à en perdre connaissance. Je ne me souviens pas des dernières heures. Je me retrouve couché dans le lit de cette fille que je ne connais pas.

Je me lève rapidement et j’attrape mes jeans et mon t-shirt qui jonchent au sol près du lit. Je m’habille à toute vitesse et je sors en douce sans me retourner. Je suis visiblement dans un appartement. Une fois à l'extérieur de l’immeuble, j'utilise mon cellulaire pour localiser l’endroit où je me trouve. Je suis dans le secteur de Rock-Forest à Sherbrooke. Je suis environ à trente minutes de notre aréna. Mon téléphone m’indique qu’il est sept heures du matin. Je dois agir vite, car je me souviens que j’ai une pratique à huit heures et nous quittons pour Québec pour un match ce soir à dix-huit heures. Je dois rapidement me trouver un lift pour me rendre à l’aréna, sinon mon coach va me tuer.

Je prends mon courage à deux mains et j’appelle Joseph. La sonnerie résonne trois fois et il décroche finalement. Lorsqu’il parle, il semble complètement réveillé contrairement à moi.

« Joseph! Est-ce que tu pourrais venir me chercher tout de suite? Je suis dans le secteur de Rock-Forest. Si tu pars maintenant, nous devrions être à l’heure à la pratique! » je lui dis d’un ton suppliant.

« Tu n'es pas sérieux Laurent! Qu’est-ce que t’as encore fait! » me répond-il furieusement.

« Allez Joseph! Je suis dans la merde! Tu dois m’aider, sinon je suis mort, je ne pourrai pas jouer ce soir et vous allez perdre sans moi », je lui dis avec arrogance.

« Tu m’énerves Laurent! Envoie-moi tes coordonnées, j’arrive! »

Je lui partage ma localisation sur le champ et je m’assois sur le bord du trottoir. Je n’aurai pas le temps de déjeuner avant la pratique. J’espère que je vais être en mesure de manger avant le midi. Le coach ne doit pas savoir que je n’ai pas fermé l'oeil de la nuit et que j’ai fait la fête. Sinon, assurément qu’il me punirait. Il pourrait décider de couper mon temps de jeu ce soir ou pire, me mettre carrément dans les gradins. Toutefois, il sait que s’il fait ça, son équipe risque de perdre sans moi. Même amoché et en lendemain de brosse, je demeure son meilleur joueur. Je ne risque rien probablement.

La Corolla de Joseph s’est finalement stationnée devant moi. Joseph avait l’air de mauvais poil.

« Allez! Embarque! On va être en retard! » me lance-t-il impatient.

Je me lève et je prends place du côté passager. Joseph démarre sans attendre. Il ne m’adresse pas la parole durant le trajet qui dure vingt minutes. La voiture vient tout juste de s’immobiliser dans le stationnement de l’aréna et, déjà, je me précipite à l’extérieur de la voiture et marche d’un pas rapide vers la porte d’entrée de l’imposante bâtisse. Joseph augmente sa cadence en arrière de moi pour me rattraper.

« Attends-moi! » me dit-il mécontent.

Je ralentis, calquant ma vitesse sur la sienne. Nous descendons rapidement vers la chambre des joueurs. Toute l’équipe y est déjà entassée. Tout le monde parle et se dépêche de se changer pour la pratique. Personne ne remarque notre entrée. Je retire mes vêtements et enfile mon équipement de hockey. Je me glisse dans mes patins et dépose mon casque sur ma tête. Je me lève et j’attrape mes gants. Je suis prêt à sauter sur la glace.

J’embarque sur la patinoire et je fais un tour pour m’échauffer. Je fais quelques étirements. Le coach se joint à nous. Il se dirige vers le tableau sur la baie vitrée. Nous nous rassemblons devant lui et nous écoutons ses explications. Il veut que nous pratiquions nos entrées de zone. Il veut de l’intensité! Ma ligne est la première à s’élancer. Je joue au centre. Je dois m'emparer de la rondelle et faire des passes à mes coéquipiers pour nous permettre de bien s’installer dans la zone adverse. Une fois traversée la ligne bleue de la zone adverse, la rondelle se dirige dans le fond de la patinoire, derrière le but. Je patine rapidement pour aller récupérer la rondelle. Une fois cela fait, un de nos défenseurs me plaque solidement contre la bande pour me neutraliser. J’imagine que j’ai été moins vigilant qu’à l’habituel, peut-être à cause de la fatigue ou des restants de l’effet de l’alcool de la nuit dernière. Peu importe, le résultat est pitoyable. En étant projeté sur la bande, mon menton heurte le bord de la bande et je m’écroule sur la glace. Ma plaie au visage saigne abondamment. Mon gilet blanc de hockey devient couvert de taches rouges. Toute l’équipe s’active autour de moi. Mes coéquipiers m’escortent jusque dans la chambre. La thérapeute vient m’examiner. Ma blessure est profonde, il me faut des points de suture. Elle me questionne, s'inquiétant pour un possible mal de tête ou la présence de nausées. Elle me demande quelle est la date d’aujourd’hui. Elle désire que je lui relate les évènements qui ont précédé ma blessure. Elle m’explique qu’elle est inquiète que je puisse souffrir d’une commotion. Moi, je me sens étourdi, un peu comme si j’avais la tête dans les nuages. J’ai l’impression que le plancher bouge sous mes pieds. J’ai mal au menton, bien sûr, et probablement à la tête. Toutefois, pas question d’avouer ces symptômes à la thérapeute. Elle me mettrait sur le protocole des commotions et je serais retiré du jeu pendant au moins deux semaines. Je ne veux pas ça!

La thérapeute m’accompagne jusqu’au local de notre médecin pour que celui-ci puisse me faire les points de suture. Elle m’informe que ce ne sera pas Dr Daniel, car il est en congé de maladie pour un vilain mal de dos. Elle ouvre la porte pour me laisser entrer dans la pièce. Devant moi, j’aperçois une silhouette féminine avec une chevelure blonde, dorée et ondulée. Elle est dos à moi, fouillant dans un classeur accolé au mur derrière son bureau. Elle se retourne et nos regards se croisent. Le temps semble soudainement s’arrêter. J’ai l’impression que plus rien n’existe à part moi et elle. Je n’ai jamais vu des yeux d’un bleu aussi clair. Leur couleur me rappelle celle de la glace sur les mers nordiques. Il me semble qu’elle me scrute jusqu’à mon âme. Je suis complètement hypnotisé, fasciné par elle.

« C’est une vilaine lacération! » me dit-elle d’une voix douce en fixant ma blessure.

Je demeure muet. Il me semble que mon cerveau est vide. Est-ce sa beauté ou ma commotion qui met mon cerveau en bouillie? Elle s’approche de moi et examine la plaie attentivement. De près, ses yeux sont encore plus spectaculaires. Leur couleur bleue est parsemée de petites taches plus pâles, presque blanches.

« Nous allons réparer ta lacération. Couche-toi sur la table d’examen », me dit-elle en me désignant où m’allonger.

« As-tu des allergies aux médicaments? » me demande-t-elle en remplissant une seringue d’un liquide transparent.

« Non, aucune allergie », je finis par répondre après une hésitation.

Elle installe son équipement près de moi. Elle désinfecte ma plaie, m’installe une toile stérile sur le visage au pourtour de la plaie. Elle pique dans celle-ci et injecte le contenu de la seringue pour faire une anesthésie locale au site de la blessure. Elle fait les points de suture d’une main assurée. Ma vision est partiellement obstruée par le champ stérile, mais je peux admirer sa peau claire, presque lumineuse. Ses traits sont fins et elle est d’une beauté époustouflante. Elle termine rapidement sa réparation. Elle retire la toile.

« Est-ce que tu as mal à la tête, des nausées, des vertiges? » me demande-t-elle en s’assoyant derrière son bureau.

« Non, tout va bien! » je réponds en évitant de croiser son regard.

« Tu vas pouvoir jouer ce soir. Tu devras porter une visière complète pour éviter que ta blessure ne s’ouvre et saigne », m’affirme-t-elle après un moment d’hésitation.

Je suis tellement content de pouvoir jouer que je ne m’obstine pas pour la visière complète. Je hais porter ce truc pour jouer, ma vision est moins bonne. Toutefois, dans le contexte, je m’en sors à bon compte.

« Merci ! » je lui dis en me levant et en quittant son bureau.

La thérapeute me suit jusque dans la chambre. Elle donne ses instructions au responsable de l’équipement pour qu’il me procure la visière complète.

« Quel est le nom du médecin que je viens de rencontrer? » je demande à la thérapeute.

« C’est Dre Freyja Vanier. Elle sera avec nous pendant plusieurs semaines, car Dr Daniel sera absent pendant un certain temps », me dit-elle.

Je vais peut-être la recroiser éventuellement. Ça donne presque le goût de se blesser. J’aurais pu lui avouer que j’avais des symptômes de commotion. Cela m’aurait permis d’avoir un suivi prolongé avec elle. J’aime trop jouer au hockey pour faire cela, même pour des aussi beaux yeux que les siens!

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